L’infographie de la semaine : neurolearning, 4 filtres et 7 principes

Bonjour à tous ! Cette semaine, je commence une série d’infographies réalisées autour du livre Neurolearning de Nadia Medjad, Philippe Gil et Philippe Lacroix, et pour cette première infographie, on va parler de 4 filtres et de 7 principes dont il faut tenir compte pour qu’un apprentissage soit efficace.

Pour comprendre ces 4 filtres et ces 7 principes, on peut comparer l’apprentissage à un sport (choisissez votre préféré). Imaginez que vous souhaitiez progresser dans le sport en question : qu’est-ce qui va vous limiter, et qu’est-ce que vous pouvez faire pour augmenter vos chances de progresser ? En apprentissage, on va voir ensemble que c’est le même principe.

4 filtres

Ce qui va nous limiter, c’est ce que les auteurs appellent les 4 filtres, et ce sont les suivants :

  1. L’attention est un goulot étroit
  2. Découvrir comment comprendre aide à apprendre
  3. L’apprentissage s’inscrit dans la mémoire
  4. Les émotions et la motivation agissent sur la mémoire

1. L’attention est un goulot étroit

Rappelez-vous de vos cours quand vous étiez au collège ou au lycée. Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vous rendre compte que le professeur avait avancé sur un sujet, et que vous n’aviez pas fait attention ?

Si oui, sachez que c’est tout à fait normal. Pour apprendre, il faut fournir un effort. L’attention décline très vite, et ne peut se focaliser que sur quelques points à la fois.

2. Découvrir comment comprendre aide à apprendre

Avez-vous déjà entendu parler de ces gens polyglottes, qui parlent dix langues, et pour qui l’apprentissage d’une nouvelle langue semble être simple ?

Non, ces personnes ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des personnes qui, à force d’apprendre des langues, ont compris :

  • la façon dont les langues peuvent être structurées
  • ce qu’ils peuvent faire pour assimiler le vocabulaire
  • comment prononcer de nouveaux sons
  • etc

Lorsqu’une nouvelle langue est apprise, il y a de fortes chances qu’elle ait des similitudes avec d’autres : du vocabulaire identique, des constructions de phrases. Pouvoir se raccrocher à quelque chose dans ce que l’on connait déjà va être primordial pour progresser.

3. L’apprentissage s’inscrit dans la mémoire

Pour progresser dans ses apprentissages, il faut se rappeler de ce qu’on a appris. Cela peut être par exemple :

  • du vocabulaire pour progresser en anglais
  • d’un mouvement technique pour progresser dans un sport
  • d’un comportement à adopter lorsqu’un client rentre dans un magasin

Pour cela, il faut répéter, et répéter, et encore répéter ce qui doit être mémorisé, que ce soit un mot, un geste ou un comportement adapté, pour pouvoir par la suite se raccrocher à ce qui aura déjà été étudié.

Plus on répète ce qui doit être mémorisé, plus les connexions neuronales relatives à cette mémorisation se renforcent.

Comme dirait le maître de tai-chi de ma mère : « la répétition creuse le sillon ».

4. Les émotions et la motivation agissent sur la mémoire

Avez-vous remarqué que vous aviez plus de chances de progresser quand :

  • vous n’avez pas peur d’être jugé si vous vous trompez (autrement dit, que vous vous sentez en confiance) ?
  • vous avez envie d’apprendre quelque chose sur un sujet ?

En effet, les émotions et la motivation sont des leviers importants pour favoriser notre attention. Et si on est plus attentif, il y a plus de chances que l’on se souvienne de ce que l’on a appris.

7 principes

Au-delà de ces 4 filtres, pour apprendre et progresser, il faut tenir compte de ces 7 principes :

  1. L’impact du vieillissement est limité
  2. Le lien corps-esprit est primordial
  3. Le sommeil renforce l’apprentissage
  4. L’exercice physique favorise la cognition
  5. La nutrition joue son rôle
  6. L’état de santé influe sur l’apprentissage
  7. Le cadre joue un rôle central

1. L’impact du vieillissement est limité

Même s’il est plus simple d’apprendre lorsque l’on est jeune, on peut apprendre à tout âge. J’irais même plus loin : on apprend à tout âge, même si l’on ne s’en rend pas toujours compte.

2. Le lien corps-esprit est primordial

Lorsque nous apprenons, nous mobilisons notre attention, et de nouvelles connexions se font dans notre cerveau. Tout ceci mobilise à la fois notre esprit – nous nous concentrons sur ce que nous voulons apprendre – et le corps – nous assimilons de nouveaux gestes, nos connexions neuronales se modifient.

3. Le sommeil renforce l’apprentissage

Lorsqu’un sportif de haut niveau s’entraîne pour un match, un tournoi, ou une compétition, il prévoit également des temps de récupération. Ces temps sont nécessaires pour qu’il puisse améliorer ses performances.

Pour l’apprentissage, c’est pareil. Bien dormir, faire des siestes, et penser à mettre son cerveau au repos sont des points essentiels pour favoriser l’apprentissage.

4. L’exercice physique favorise la cognition

Dans ma promotion de master, un de mes camarades était un sportif de haut niveau. Il passait beaucoup de temps à s’entraîner, mais ça ne l’a pas empêché d’avoir son master, puis de faire une thèse.

Non seulement faire du sport peut aller de pair avec un haut niveau d’études universitaires, mais des études résumées dans le livre Neurolearning indiquent que c’est un atout indispensable pour l’apprentissage.

Faire de l’exercice physique, en plus de faire diminuer le stress et d’améliorer l’humeur, permet de favoriser la mémorisation.

5. La nutrition joue son rôle

Reprenons l’exemple du sportif de haut niveau : en plus de veiller à inclure des temps de récupération, il fait attention à son alimentation.

Et bien pour l’apprentissage, l’alimentation va également être importante. Pour cela, pas besoin de prendre des dizaines de compléments alimentaires, il suffit de veiller à avoir une alimentation équilibrée.

6. L’état de santé influe sur l’apprentissage

Aviez-vous remarqué que vous appreniez moins bien de nouvelles choses lorsque vous êtes malade, déprimé, ou même simplement fatigué ?

Comme l’énonce le principe numéro 2 : le lien corps-esprit est primordial. Pour être dans de bonnes conditions d’apprentissage, il faut être suffisamment en forme.

7. Le cadre joue un rôle central

Avez-vous déjà essayé de vous concentrer avec un bruit de marteau-piqueur dans les oreilles, ou essayé de réviser en boite de nuit ?

Je vous le déconseille.

Pour apprendre dans de bonnes conditions, il faut être dans un cadre favorable :

  • être au calme
  • avoir une arrivée de lumière extérieure
  • limiter son exposition à la lumière bleue des écrans
  • travailler si possible sans musique (la garder pour les temps de repos)

On peut même aller plus loin en essayant de travailler en position debout, qui aurait tendance à être bénéfique pour la cognition.

Pour finir : l’infographie

Merci d’avoir lu cet article !

Pour conclure cet article, je vous laisse avec cette infographie, et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle infographie !

Infographie : neurolearning, 4 filtres, 7 principes.

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1 réflexion au sujet de “L’infographie de la semaine : neurolearning, 4 filtres et 7 principes”

  1. J’adore cet article (ou plutôt cette infographie) ! Tu m’a rappelé les principes d’apprentissages qui comme tu l’expliques très bien «  comprendre c’est tout simplement apprendre « .
    Bravo et merci Grace 💪 j’ai hâte de te lire la semaine prochaine

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