L’infographie de la semaine : les grands courants historiques de la pédagogie

Bonjour à tous ! Cette semaine nous entamons une série d’infographies fondées sur le livre Construire et animer une session de formation, transfert de compétence : les clés du succès, 2nde édition écrit par Bernard Lamailloux.

Dans la première infographie de cette série, nous allons parler des grands courants historiques de la pédagogie. Ces courants sont toujours appliqués de nos jours, et nous verrons ensemble quand ces courants peuvent être utiles en formation.

Attention : il n’est pas question ici de faire tout l’historique de chacun de ces grands courants, mais uniquement d’évoquer rapidement les principes clés qui les caractérisent, le rôle du formateur et de l’apprenant dans ce contexte, et identifier quelques exemples de l’utilisation de ces courants en formation.

À noter également que l’auteur utilise le terme de pédagogie qu’il préfère à celui d’andragogie, je vais donc utiliser le même terme dans cette série d’articles.

Pédagogie de la transmission

Dans ce courant pédagogique, on considère que l’on apprend en recevant un savoir, un peu comme si l’apprenant était un vase vide qu’il fallait remplir. Le savoir en question est communiqué par voie orale ou écrite par le formateur.

Dans cette pédagogie de la transmission, le formateur, qui seul détient le savoir, est actif, tandis que l’apprenant est totalement passif.

On peut appliquer cette pédagogie lorsque l’on fait un exposé interactif, une conférence, ou encore lors des cours magistraux en université.

Behaviorisme

Reprenant le principe du chien de Pavlov, ce courant pédagogique vise à faire acquérir des réflexes à l’apprenant. Le formateur va récompenser ou réprimander l’apprenant en fonction de son comportement.

Dans cette pédagogie, de nouveau, le formateur est actif et l’apprenant reste relativement passif.

Cette pédagogie peut être utile dans les exemples suivants :

  • mémoriser une procédure
  • appliquer des consignes de sécurité
  • exécuter des soins

Cognitivisme

Le principe du cognitivisme est que l’apprentissage se fait en traitant de l’information. C’est sur ce modèle que fonctionnent les ordinateurs, et le domaine de l’intelligence artificielle repose aussi sur ce principe là.

Avec ce courant pédagogique, on commence à considérer l’apprenant comme un individu à part entière, avec des expériences, et non un vase vide qu’il faut remplir.

Ici, l’apprenant devient actif, c’est lui qui traite l’information. Le formateur est là pour le guider dans ce traitement.

Le cognitivisme peut être perçu à travers les points suivants :

  • la notion de prérequis : on considère que l’apprenant doit déjà avoir acquis certaines choses avant d’entrer en formation
  • l’utilisation de la métacognition, c’est-à-dire le fait de rendre l’apprenant conscient des processus en action lors des apprentissages

Constructivisme

C’est le premier des grands courants historiques de la pédagogie dans lequel on considère que l’apprenant va construire son apprentissage à partir de l’expérience. Pour que l’apprenant assimile les apprentissages, il doit l’appliquer en situation réelle. L’erreur, dans ce contexte, devient donc une source d’information précieuse.

Ici, de nouveau, l’apprenant est acteur, tandis que le formateur est là pour guider.

La méthode active est un exemple typique de ce courant pédagogique.

Socioconstructivisme

Dans le socioconstructivisme, l’apprenant va là aussi construire son apprentissage, mais il le fera en échangeant ses expériences avec les autres. Les interactions sociales font partie de l’expérience qui va servir de socle à l’apprentissage.

Dans ce courant pédagogique, nous sommes encore dans un schéma où l’apprenant est acteur et le formateur guide.

On retrouve le socioconstructivisme lorsque l’on utilise des méthodes participatives telles que les réunions discussions ou les brainstormings. C’est particulièrement utile lorsque l’on travaille sur des compétences intrapersonnelles ou interpersonnelles.

Connectivisme

Le dernier courant pédagogique dont on va parler dans cet article est le connectivisme. Il est apparu avec le développement des nouvelles technologies, en particulier internet. Dans ce courant, l’apprentissage se fait en exploitant des ressources en ligne, en les recoupant.

On peut retrouver ce genre d’approche dans le e-learning, le blended learning, ou encore dans l’auto-apprentissage.

Pour finir : l’infographie

Les grands courants historiques de la pédagogie sont toujours, à des degrés divers, utilisés en formation. On les retrouve dans les différentes méthodes employées, dans les comportements variés des apprenants et des formateurs, ainsi que dans les outils exploités, en particulier à notre époque.

Il existe, en dehors de ces pédagogies « classiques », des pédagogies décalées, que l’on abordera dans le prochain article. En attendant, je vous laisse avec l’infographie qui reprend les grands principes évoqués ci-dessus.

Infographie de la semaine : les grands courants pédagogiques
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1 réflexion au sujet de “L’infographie de la semaine : les grands courants historiques de la pédagogie”

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